S’il est un
secteur
du commerce
d’articles de
pêche
qui se porte bien dans notre pays
,
c’est celui des leurres
et ce
tant pour l’eau
douce,
en rivières, lacs ou
étangs,
que
pour la
pêche en mer
, sur nos côtes comme dans des
eaux plus exotiques.
Pour s’en persuader il suffit de feuilleter les pages des magazines halieutiques dans lesquels les publicités pour les leurres sont dix fois plus nombreuses que celles pour les cannes ou même les moulinets.
Leurres souples, leurres durs, leurres bruiteurs, leurres olfactifs, leurres de surface ou plongeurs, suspendeurs, godilleurs, méga-leurres, micro-leurres, il y a des leurres de toutes les tailles, de toutes couleurs pour tous les types de pêche, tous les poissons et toutes les bourses.
Pour les fabricants d’articles de pêche, le leurre a un double avantage: avant de prendre le poisson, le leurre est sûr de prendre le pêcheur. En chaque pêcheur il y a un enfant qui sommeille et assurément le leurre est l’objet le plus ludique de la panoplie du pêcheur moderne.
Si depuis une dizaine d’années, il existe dans notre pays
comme un peu partout en Europe d’ailleurs,
un formidable engouement pour la
pêche aux leurres
,
l’utilisation d’appâts
artificiels pour
capturer des poissons
remonte à l’aube de l’humanité
. Des
leurres
en
ivoire de morse
vieux de plus de 4000 ans (datation au carbone 14
) étaient utilisés par les ancêtres des Inuitsh de la Baie d’Hudson pour prendre
sous la glace saumon et ombles arctiques. Depuis bien avant la découverte des
civilisations polynésiennes par le capitaine Cook, celles-ci utilisaient des
leurres
en nacre ou en os de baleine
pour capturer à la traîne thons, thazards,
coryphènes
et autres
Et si nos ancêtres préhistoriques dont la survie du clan
dépendait bien souvent du succès de la pêche, vouaient
Si les hommes de Cro-Magnon utilisaient des leurres en bois, en os ou en ivoire, pour capturer (à l’arc ou au harpon) des poissons, il faut attendre le début du XIX eme siècle pour voir apparaître les premiers leurres de pêche sportive ou récréative. Leurre universel s’il en est, la cuiller métallique , ou du moins son utilisation pour la pêche, nous viendrait d’Angleterre. L’histoire raconte que l’épouse d’un lord qui accompagnait son époux sur la barque alors qu’il pêchait dans un des lacs de son domaine, laissa tomber par inadvertance, une cuiller de pique-nique en argent par dessus bord, et que la voyant tournoyer en coulant vers le fond, un brochet s'en saisit ......
En France, ce mode de pêche est mentionné
pour la première fois par
Charles
de Massas
dans son célèbre ouvrage:
Depuis un siècle et demi donc , des millions et des millions de cuillers tournantes ou ondulantes ont permis la capture d’encore plus de millions de truites, perches et brochets dans toutes les eaux de la Planète.
Et le succès de ce leurre qui peut nous sembler bien rudimentaire aujourd’hui ne s’est jamais démenti même si les pêcheurs se sont ingéniés ensuite à inventer d’autres attrape-poissons de toutes formes, tailles, couleurs, matières et comportement au bout de la ligne.
Aux devons, poissons de bois, poissons artificiels en caoutchouc, poissons d’étain de nos grands-pères se sont aujourd’hui substitués les plugs, jigs, poppers, Rapalas et autres spinner baits, crank baits, stick baits, creek chubs, magnet , top water plugs, suspenders, bombers, pin’s, bugs, méga tropic, sans oublier les turluttes et autres leurres souples et si mon clavier pouvait écrire le japonais, je ne sais quel samouraï y retrouverait sa panoplie de Yo-Zuri ,
Asaki, kariba, kirara, Kokun, Shogun, hamakuku,
kouroucoucou, j’en passe et des meilleurs….Et c’est d’ailleurs, comme pour les
modèles d’automobiles ou les single malts des Highlands, cette diversité
déclinée à l’extrême et renouvelée comme les collections de haute-couture deux
fois par saison, qui fait que les fabricants de leurres sont bien les seuls
acteurs économiques du secteur «Pêche »
à se frotter encore les mains….
Car même si dans les eaux
libres
et publiques de notre pays, pourtant gérées de la façon la plus démocratique et
la meilleure du monde, les bredouilles ne se comptent plus, les pêcheurs
continuent d’acheter des leurres que de plus en plus souvent d’ailleurs ils
vont faire nager dans les eaux irlandaises, hollandaises, écossaises,
espagnoles, autrichiennes, polonaises, russes, quand ce n’est pas en Nouvelle
Tout comme la mouche
,
les leurres
sont
l’avenir de la pêche
. Même si la carpomania et le surf-casting aux appâts
naturels continuent de faire encore un peu de résistance, il ne fait aucun
doute
en ce début de troisième millénaire
, que la
pêche de loisir
,
si elle veut
continuer de se développer
sera
sportive,
ludique, propre, écologique et respectueuse du
poisson
.
Sportive,
car quel jeune ou moins jeune voudrait se reconnaître dans l’image des pêcheurs
de la Seine de Daumier, bourgeois assis sur un pliant et attendant avec une
patience confinant à l’absurde que leur bouchon rouge frémisse.
Ludique
et
c’est là,
la chance des fabricants de leurres, car quand ça ne mord pas, on
peut toujours s’amuser à faire nager, plonger, surfer, popper ou simplement
promener comme un chien en laisse, un leurre dont la pénétration dans l’air a
été étudié en soufflerie et la nage assistée par ordinateur en régime de
fluides laminaires comme turbulents et que Luke Skywalker ne dédaignerait pas
d’accrocher au bout de sa « canne hyper télescopique-laser » dans la
future tétralogie de « Star wars ».
Propre
, car les jeunes
pêcheurs et les femmes dont on apprend qu’elles seraient de plus en plus
nombreuses à vouloir pratiquer notre loisir, répugnent à pétrir des boules
d’amorce, enfiler des vers se tortillant ou des asticots puants sur un hameçon,
pour attraper des poissons dégoulinant de mucus gluant comme les brèmes, les
tanches ou les gardons. Heureusement, pour capturer les espèces
Le Saviez-Vous ?
La France est, après les Etats-Unis et le Japon, le troisième importateur-consommateur de leurres de pêche.
Entre l’eau douce et la mer , il y aurait autour d’un million de pratiquants de la pêche aux leurres dans notre pays.
La société Mepps
,
premier fabricant mondial de
cuillers
a été créée en
1937
et malgré un nom à
Les leurres les plus connus dans le monde sont certainement les Rapalas , fabriqués à l’origine en Finlande et dont le nom de marque tout comme frigidaire est passé dans le langage courant comme synonyme de leurre.
Aux Etats-Unis, on estime à plus de 30 millions le nombre de pêcheurs aux leurres , et les chiffres d’affaires générés par cette « industrie » à plus de 50 milliards de dollars…..
En eau douce , le poisson le plus recherché dans le monde par les pêcheurs aux leurres est de loin le black-bass . En France la truite vient certainement en tête suivie par le brochet, la perche et le sandre.
En eau salée , sur nos côtes c’est le bar ou loup méditerranéen qui est l’espèce la plus recherchée par les pêcheurs plaisanciers.
Les plus grands poissons marins comme les thons ou les marlins peuvent se pêcher aux leurres.
Pour les Inuits, les poissons comme tous les êtres vivants ont une âme et cette « inua » apprécie d’être tuée à condition que ce soit par un bel objet….d’où la beauté des leurres eskimo .
Européenne de Salons – 45, avenue George V – 75008 – PARIS – Tél. 01 53 57 62 00 –
Fax. 01 53 57 62 05 – Mob. 06 11 47 75 17 – infos@salondepeche-mouche-leurres.com
Renseignements autour de la pêche aux leurres
Livres Modernes :
Thierry N’Guyen
La Pêche aux Leurres et la Compétition
AFCPL – Président Férédéric Jullain – organisation de nombreux tournois de pêches aux leurres en bateau – avec les concours Eurobass Cup et Latino Cup espagnols – sont partis prenantes dans ce type de compétition : Samir Kerdjou et Nasser Khanfour (Team Ragot, vainqueurs du Challenge Interdépartemental de Pêche aux Carnassiers 2005) – Laurent Poulain (Team Pure Fishing) coéquipier de Franck Rosman depuis + de 10 ans, le plus gros palmarès français de pêche aux leurres en concours France et Etranger – Guillaume Martino (Pacific Pêche) pour les concours italiens