La Seine et Marne |
Anecdotes de pêche en Seine-et-Marne
J'ai passé des mois au bord de la Marne. Lagny, Jabline, ... Voici quelques anecdotes qui remontent aux années 60 (ça ne nous rajeunit pas).
Le 29 juin, jour férié chez les Poiret !
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Mon père est né un 29 juin. A une époque (au
alentour de 1965), il avait décidé que ce jour la commençaient les vacances.
Une année pour être sur que la pêche se passerait bien en juillet-août nous sommes partis, aux environs du 15 juin, réparer la barque de mon oncle Claude qui se trouvait aux Valières près de Lagny. Pendant plusieurs jours nous avons calfaté la barque, passé du goudron sur le fond, repeint la barque en vert. Puis nous avons procéder à un repérage pour trouver un bon coup à graines (chènevis). A cette période de l'année il faisait un temps superbe sur les bords de la Marne. De retour en ville mon père m'a fait un mot d' excuse classique pour l'école : Veuillez excuser l'absence de mon fils pour maladie. L'instituteur m'a regardé et m'a dit que j'avais bonne mine ! Il faut dire que j'avais bien bronzé au bord de l'eau. Je n'ai pas su quoi répondre. Le 29 nous sommes parti comme prévu pour 2 mois et demi de vacances et de pêche |
Une godasse au bout du fil !
Mon père pêchait du matin au soir. Même à l'heure du repas, il laissait toujours sa canne à brochet à l'eau. Avec bien sur l'un de nous pour surveiller la canne. Un jour, mes frères ont trouvé une vieille chaussures. L'idée a vite germée, et si on la mettait au bout du fil ! Un coup d'oeil pour voir si personne ne regarde et hop la chaussure fut lancée à l'eau.
De retour sur la berge, mon père ne voit plus son flotteur, comme d'habitude
les autres campeurs sont la pour assister à la scène. Chacun y va de son
commentaire. Ferre le tout de suite, mais non il faut attendre encore, ...
Enfin, mon père ferre un grand coup. Ca tire pas mal dans le courant, mais ça
vient vite, c'est sûrement un brochet.
Quand la godasse arrive en surface, mon père est furieux, les spectateurs
rigolent et nous sommes pliés de rire. Nous avons eu une bonne soufflante, mais
comme mon père avait déjà fait le coup à quelqu'un, il a vite oublié cette
mésaventure.
Expédition au canal de l'Ourcq
A un époque, la Marne est devenue rouge par une pollution. Plus moyen de faire du poisson. En compagnie de mes quatre frères et de mes deux cousins, nous sommes partis à pied pêcher dans le canal de l'Ourcq près de Charmentrai. Nous avons pris toutes les cannes disponibles, mais il n'y en avait pas assez, alors nous avons coupé des branches de noisetier et mon frère Remy a pêché avec un piquet de tente ! Les goujons ont eu mal aux gencives ce jour la !
Pêche au coup sur la Marne, du matin au soir !
En 1965, mon père me dit reste dans la voiture, je vais acheter une
épuisette. Le temps passe, une demi-heure, une heure, ... Mon père sort enfin
du magasin d'articles de pêche, les bras chargés.
Il avait acheté, une épuisette bien sur, mais aussi deux cannes en fibre de
verre Garbolino Amiral de 6 mètres à fil intérieur, deux moulinets, deux
bourriche en métal à ouverture spéciale pour pêcher en bateau, du Mimicry
(fil de Nylon Dam très résistant de couleur dégradée), des flotteurs, ...
Cette année la, nous avons pêché au coup en bateau, au chènevis et à l'asticot, tous les jours on remplissait la moitié d'une bourriche chacun. Il y avait en permanence une canne à brochet à l'arrière du bateau, nous en prenions un de temps en temps.
Parfois, je voulais rentré manger, mais mon père ne voulait pas perdre un instant. Alors, je plongeai à l'eau et je traversait la Marne à la nage !