LE SALON DE LA PECHE AUX LEURRES

 

LA PÊCHE AUX LEURRES

ENTRE SPORT ET NATURE

 

2006 paris peche passion S’il est un secteur du commerce d’articles de pêche qui se porte bien dans notre pays , c’est celui des leurres et ce tant pour l’eau   douce,   en rivières, lacs ou étangs, que pour la pêche en mer , sur nos côtes comme dans des eaux plus exotiques.

Pour s’en persuader il suffit de feuilleter les pages des magazines halieutiques dans lesquels les publicités pour les leurres sont dix fois plus nombreuses que celles pour les cannes ou même les moulinets.

Leurres souples, leurres durs, leurres bruiteurs, leurres olfactifs, leurres de surface ou plongeurs, suspendeurs, godilleurs, méga-leurres, micro-leurres, il y a des leurres de toutes les tailles, de toutes couleurs pour tous les types de pêche, tous les poissons et toutes les bourses.

Pour les fabricants d’articles de pêche, le leurre a un double avantage:   avant de prendre le poisson, le leurre est sûr de prendre le pêcheur. En chaque pêcheur il y a un enfant qui sommeille et assurément le leurre est l’objet le plus ludique de la panoplie du pêcheur moderne.

Si depuis une dizaine d’années, il existe dans notre pays comme un peu partout en Europe d’ailleurs, un formidable engouement pour la pêche aux leurres , l’utilisation d’appâts artificiels pour capturer des poissons remonte à l’aube de l’humanité . Des leurres en ivoire de morse vieux de plus de 4000 ans (datation au carbone 14 ) étaient utilisés par les ancêtres des Inuitsh de la Baie d’Hudson pour prendre sous la glace saumon et ombles arctiques. Depuis bien avant la découverte des civilisations polynésiennes par le capitaine Cook, celles-ci utilisaient des leurres en nacre ou en os de baleine pour capturer à la traîne thons, thazards, coryphènes   et autres   grands prédateurs marins…

Et si nos ancêtres préhistoriques dont la survie du clan dépendait bien souvent du succès de la pêche, vouaient   aux leurres de pêche en os, nacre ou ivoire, un véritable culte de l’objet qui ne devait pas seulement être efficace mais beau, de nombreux pêcheurs modernes fétichisent sur le leurre en tant qu’objet à « collectionner ».

UN PEU D’HISTOIRE :

Si les hommes de Cro-Magnon utilisaient des leurres en bois, en os ou en ivoire, pour capturer (à l’arc ou au harpon) des poissons, il faut attendre le début du XIX eme siècle pour voir apparaître   les premiers leurres de pêche sportive ou récréative.   Leurre universel s’il en est, la cuiller métallique , ou du moins son utilisation pour la pêche, nous viendrait d’Angleterre. L’histoire raconte que l’épouse d’un lord qui accompagnait son époux sur la barque alors qu’il pêchait dans un des lacs de son domaine, laissa tomber par inadvertance, une cuiller de pique-nique en argent par dessus bord, et que la voyant tournoyer en coulant vers le fond, un brochet s'en saisit ......

En France, ce mode de pêche est mentionné pour la première fois par Charles de Massas dans son célèbre ouvrage: Le pêcheur à la mouche artificielle et à toutes lignes" paru en 1859 à Paris . "Nous venions de déjeuner et le gloria normand flambait dans nos tasses. Vous voyez cette petite cuillère , me dit mon ami en me présentant celle dont il venait de se servir pour remuer son café . Eh bien! avec elle je vous ferai prendre des perches et des brochets. Seulement il faudra lui enlever son manche et percer deux trous, l'un en haut, l'autre en bas, à ses deux extrémités. Je n'avais jamais entendu parler d'un semblable instrument, et l'incrédulité plus encore sue l'étonnement se peignait sur ma figure. Je ne plaisante pas, reprit mon ami, et pour vous en convaincre voici   une cuillère toute disposée et qui m'a été envoyée d'Angleterre, pays où ce genre de pêche est pratiqué partout. Mon ami monta sa ligne à moulinet et   y adapta le bas de ligne qui portait   la cuillère. Grâce à sa forme et à la résistance qu'elle opposait à l'eau, la petite cuillère tournait avec une vitesse extrême, même en eau morte. Après quelques coups lancés surtout pour mouiller la ligne, il continua et prit onze perches, plus un brocheton de trois livres.

Depuis un siècle et demi donc , des millions et des millions de cuillers tournantes ou ondulantes ont permis la capture d’encore plus de millions de truites, perches et brochets dans toutes les eaux de la Planète.

Et le succès de ce leurre qui peut nous sembler bien rudimentaire aujourd’hui ne s’est jamais démenti   même si les pêcheurs se sont ingéniés ensuite à inventer d’autres attrape-poissons de toutes formes, tailles, couleurs, matières et comportement au bout de la ligne.

Aux devons,  poissons de bois, poissons artificiels en caoutchouc, poissons d’étain de nos grands-pères se sont aujourd’hui substitués les plugs, jigs, poppers, Rapalas et autres spinner baits, crank baits, stick baits, creek chubs, magnet , top water  plugs, suspenders, bombers, pin’s, bugs, méga tropic, sans oublier les turluttes et autres leurres souples et si mon clavier pouvait écrire le japonais, je ne sais quel samouraï y retrouverait sa panoplie de Yo-Zuri ,

Asaki, kariba, kirara, Kokun, Shogun, hamakuku, kouroucoucou, j’en passe et des meilleurs….Et c’est d’ailleurs, comme pour les modèles d’automobiles ou les single malts des Highlands, cette diversité déclinée à l’extrême et renouvelée comme les collections de haute-couture deux fois par saison, qui fait que les fabricants de leurres sont bien les seuls acteurs économiques du secteur «Pêche »   à se frotter encore les mains…. Car même si dans les eaux libres et publiques de notre pays, pourtant gérées de la façon la plus démocratique et la meilleure du monde, les bredouilles ne se comptent plus, les pêcheurs continuent d’acheter des leurres que de plus en plus souvent d’ailleurs ils vont faire nager dans les eaux irlandaises, hollandaises, écossaises, espagnoles, autrichiennes, polonaises, russes, quand ce n’est pas en Nouvelle   Zélande, au Kamtchatka ou en Alaska….

 

Le Leurre : Avenir de la Pêche

Tout comme la mouche , les leurres sont l’avenir de la pêche . Même si la carpomania et le surf-casting aux appâts naturels continuent de faire encore un peu de résistance, il ne fait aucun doute en ce début de troisième millénaire , que la pêche de loisir , si elle veut continuer de se développer sera sportive, ludique, propre, écologique et respectueuse du poisson . Sportive, car quel jeune ou moins jeune voudrait se reconnaître dans l’image des pêcheurs de la Seine de Daumier, bourgeois assis sur un pliant et attendant avec une patience confinant à l’absurde que leur bouchon rouge frémisse. Ludique et   c’est là,   la chance des fabricants de leurres, car quand ça ne mord pas, on peut toujours s’amuser à faire nager, plonger, surfer, popper ou simplement promener comme un chien en laisse, un leurre dont la pénétration dans l’air a été étudié en soufflerie et la nage assistée par ordinateur en régime de fluides laminaires comme turbulents et que Luke Skywalker ne dédaignerait pas d’accrocher au bout de sa « canne hyper télescopique-laser » dans la future tétralogie de « Star wars ». Propre , car les jeunes pêcheurs et les femmes dont on apprend qu’elles seraient de plus en plus nombreuses à vouloir pratiquer notre loisir, répugnent à pétrir des boules d’amorce, enfiler des vers se tortillant ou des asticots puants sur un hameçon, pour attraper des poissons dégoulinant de mucus gluant comme les brèmes, les tanches ou les gardons. Heureusement, pour capturer les espèces   nobles ou sportives de poissons, salmonidés ou carnassiers, les leurres font merveille. Ecologique et pourrait-on dire politiquement correcte, la pêche aux leurres qui permet de remettre à l’eau dans de bonnes conditions de survie, ce qu’il ne faut plus considérer comme des proies mais comme des partenaires de jeu, n’offre pas en outre aux intégristes « Verts », d’arguments pour faire interdire notre loisir sous prétexte, comme dans la pêche au vif ou à l’asticot, qu’on inflige en les empâlant sur l’hameçon des souffrances sadiques à un être vivant.   Respectueuse du poisson , enfin, car les leurres qui contrairement aux appâts naturels ne sont jamais avalés profondément, et sont toujours piqués dans les parties dures insensibles, de la gueule des carnassiers ou des salmonidés, peuvent être avec un peu de savoir-faire, voire en utilisant des hameçons sans ardillon, être facilement décrochés et blessent très peu les poissons que l’on désire relâcher.

Le Saviez-Vous ?

La France est, après les Etats-Unis et le Japon, le troisième importateur-consommateur   de leurres de pêche.

Entre l’eau douce et la mer , il y aurait autour d’un million de pratiquants de la pêche aux leurres dans notre pays.

La société Mepps , premier fabricant mondial de cuillers a été créée en 1937 et malgré un nom à   consonance anglo-saxonne, était, même si elle a été récemment, compte tenu du succès de ses productions, rachetée par des capitaux américains, tout ce qu’il y a de plus française . MEPPS signifie en effet Manufacture d’Engins de Précision pour la Pêche Sportive. 

Les leurres les plus connus dans le monde sont certainement les Rapalas , fabriqués à l’origine en Finlande et dont le nom de marque tout comme frigidaire est passé dans le langage courant comme synonyme de leurre.

Aux Etats-Unis, on estime à plus de 30 millions le nombre de pêcheurs aux leurres , et les chiffres d’affaires générés par cette « industrie » à plus de 50 milliards de dollars…..

En eau douce , le poisson le plus recherché dans le monde par les pêcheurs aux leurres est de loin le black-bass . En France la truite vient   certainement en tête suivie par le brochet, la perche et le sandre.

En eau salée , sur nos côtes c’est le bar ou loup méditerranéen qui est l’espèce la plus recherchée par les pêcheurs plaisanciers.

Les   plus grands poissons marins comme les thons ou les marlins peuvent se pêcher aux leurres.

Pour les Inuits, les poissons comme tous les êtres vivants ont une âme et cette « inua » apprécie d’être tuée à condition que ce soit par un bel objet….d’où la beauté des leurres eskimo .

 

Contact Presse : Chantal Parachini

Européenne de Salons – 45, avenue George V – 75008 – PARIS –   Tél. 01 53 57 62 00 –

Fax. 01 53 57 62 05 – Mob. 06 11 47 75 17 – infos@salondepeche-mouche-leurres.com

Renseignements autour de la pêche aux leurres

Livres Modernes :

La pêche et ses techniques   -   Editions France Loisir 2004   -

Emotions de pêche   - Pascal Durantel   -   Editions Artémis   2003

Pêche plaisir   -   Pascal Durantel   -   Editions Bordas   2003

Grande Pêche Sportive   -   Michel Margouliès   -   Editions du Gerfaut 2001

Livres anciens (chez les bouquinistes)

La vie rêvée du pêcheur   -   Pierre Affre   -   Editions Solar 2000

Lancer léger et poissons de sport - Dr Barbellion   -   Editons Maloine 1968

Traité pratique de la pêche - Duborgel   -   Editions Morgan 1977

 

Revues

Pêches Sportives - Le Pêcheur de France – La Pêche et les Poissons

Le Pescadou -Voyages de Pêches – Pêche des Carnassiers – Pêche Mouche -

Loup et Bar – Le Canard du Pêcheur – Pêche en Mer -

 

Les grandes régions

Partout en France il y a des rivières, petites, moyennes ou grandes pour pêcher   aux leurres. Avec cette technique de pêche, pratiquement toutes les eaux conviennent, aussi bien celles classées en première catégorie (eaux à salmonidés) que celles classées en deuxième catégorie (eaux à cyprinidés et carnassiers)

Les meilleures destinations à l'étranger

Toutes les eaux marines tropicales conviennent à la pêche aux leurres. Les principales espèces recherchées sont Barracuda, Carangues, Tarpons, Snooks,– Espadons Voiliers, Thons et Marlins

Pour les eaux douces: Irlande (brochets, truites, saumons), Scandinavie ((brochets,sandres, perches, truites, saumons), Islande (truites sauvages), Etats-Unis, Canada((black-bass, brochets, truites, saumons) – Colombie Britannique (Steelheads) -  

Les guides de pêche français les plus connus

Eau douce :

Thierry Patin de Saulcourt (Finistère) – Richard Baumann ( rhônes Alpes) – Alain Traissac (Cantal) – Jean Claude Tanzili spécialiste silures (Vallée du Rhône) – Bertrand Gaugé ( Bretagne) – Eric le Guyader (concept de leurres et guide) – Christian Hornard (Bretagne) - Franck Rosman (Président de Black Bass France) – Emmanuel Favin (mouche et leurres)   – Joël Parcel (Lyon) – Jean Michel Bravo (Aude) – Philippe Compain (Isère) – Mathieu Couradeau (deux-Sèvres) - Laurent Paoloni (Vaucluse) – Jérémie Perottin (Deux Sèvres) – Numa Marengo (rédac chef Prédators) -

Mer :

Ange Porteux (concepteur de leurres – Bretagne) – Patrick Sebille – Jean Claude Nicol –

Thierry N’Guyen (Illex – Sensas) – Julien Dérozier – Jean Christophe Lanchier – Denis Morizard  

La Pêche aux Leurres et la Compétition

AFCPL – Président Férédéric Jullain – organisation de nombreux tournois de pêches aux leurres en bateau – avec les concours Eurobass Cup et Latino Cup espagnols – sont partis prenantes dans ce type de compétition : Samir Kerdjou et Nasser Khanfour (Team Ragot, vainqueurs du Challenge Interdépartemental de Pêche aux Carnassiers 2005) – Laurent Poulain (Team Pure Fishing) coéquipier de Franck Rosman depuis + de 10 ans, le plus gros palmarès français de pêche aux leurres en concours France et Etranger – Guillaume Martino   (Pacific Pêche) pour les concours italiens