Pêche en Mongolie 2010 |
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Pêche en Mongolie aux 4 rivières Pour mon quatrième voyage de pêche en Mongolie, je suis partie avec les copains aux 4 rivières. Lors de notre précédent séjour, nous avions tous dit : la Mongolie on y retournera mais pas tout de suite ... et puis après quelques temps nous nous sommes laissés convaincre qu'il "fallait" y retourner pour pêcher un coin superbe où 4 rivières se rejoignent et où les déplacements s'effectuent en bateaux, ce qui est très rare dans ce grand pays. Le voyage - Paris - Moscou - Ulan Bator (UB) - Moron - le lodge des 4 rivières Le voyage est assez long et s'effectue par étapes : Paris - Moscou. L'escale à Moscou est certainement le moment le plus difficile à gérer. Il fait très chaud, et l'on tourne en rond dans le free taxe. Le lodge des 4 rivières : 3 heures en 4x4 avec une très bonne piste sur plus de la moitié du parcours, ensuite bien secoué ! Nous sommes arrivés de nuit, nous n'avons découvert le camp qu'au petit matin. SUPERBE ! Hébergement - Le lodge et les dépendances Contrairement aux autres camps, ici tout est en dur. Il n'y a qu'une seule yourte (ger) qu'en cas de ronflage intensif (n'est ce pas Jean-Pierre, je me moque mais d'habitude c'est moi qui dérange le plus).
Lodge, intendance (cuisine, sale à manger, douches, …), cuisinier super ! Cuisine et dépendances en bois, lodge en bois, toilettes et sanitaires tout est "luxueux" au regard de ce qui peut se faire ailleurs dans ce pays. Il y a même un sauna entre les douches. La chaleur est fournie directement par le poele à bois qui chauffe l'eau (tout les jours !). Notre interprète Ariunaa Ariunna est une jeune interprète très sympathique qui a étudié au Japon et à New-York. Elle parle mieux l'anglais que le français. Mais nous n'avons pas eu de problème de communication car notre groupe était multi langues (anglais, français, ch'ti, ...). Même après 4 séjours en Mongolie je n'ai mémorisé plus de 4 mots en mongole (sem beno pour bonjour, et j'ai déjà oublié les 3 autres). Les bateaux - 4 jet boats Les bateaux sont en métal avec moteur à turbine sans hélice. C'est un véritable gain de temps par rapport au déplacement en 4x4, c'est aussi moins fatiguant. L'accès à tous les endroits de la rivière est facilité, il n'est pas nécessaire de prendre de risque à devoir traverser la rivière. Et en option l'arrosage automatique est très agréable par forte chaleur en juin !Le climat en juin Très chaud en juin entre 25 et 35, 40 à UBBeau temps en permanence, nous espérions un peu de pluie, elle est venue mais sous forme d’orage violent et très court. Comme le terrain est sableux, une heure après on ne voit plus de trace d’eau ! Nous avons eu aussi une tempête de sable avec du vent à 100 km/h. Ca ne dure pas longtemps mais c’est impressionnant surtout quand le nuage de sable arrive en masquant les montagnes. Le dernier jour de pêche nous avons eu aussi une belle averse avec des grêlons. Le lendemain, la route pour retourner à Moron était ravagée par des coulées de sable et de pierres. Les payages Sans fin, mais jamais monotone !Les animaux Sur la route de Moron au camp nous avons aperçu des yacks mais sur tout le parcours de pêche il n’y en avait pas.Beaucoup d’animaux domestiques en liberté, moutons, chèvres, vaches, chevaux en particulier sur l’Ider. Les chevaux et les vaches passent leur journée dans l’eau. Les chèvres et les moutons viennent boire au ras de l’eau puis repartent escalader les montagnes pour se nourrir de la végétation très rare. Chameaux, une bande … Beaucoup d’oiseaux : aigles, vautours énormes (3m d’envergure), grues, oies sauvages, grèbes avec beaucoup de petits (15 à 25) qui plongent pour se cacher. Les insectes aquatiques et terrestres Beaucoup d’éphémères le soir dont des mouches de maiPerle de taille moyenne 3 à 4 cm Petites sauterelles il y avait très peu de sauterelles comme celles qui sont en grand nombre en août par conséquent il a fallut pêcher avec des mouches moyennes voire petites. Beaucoup d’insectes différents, coléoptères, scarabées noirs, long noir avec des tâches rouges … Les poissons - truites lenok - ombres ... A part sur le grand plat en amont de la confluence avec la Chulut où les truites étaient regroupées en grand nombre, nous avons eu quelques difficultés à trouver des poissons. Nous y sommes parvenus en prospectant un peu partout à l’aide des bateaux. Les truites étaient à la recherche de fraîcheur et d’oxygène, par conséquent dans les petits bras des îles, dans les arrivées d’eau froide, dans les rapides, …Par endroits, les truites se regroupent en nombre. Michel en prenait des dizaines sur une arrivée d’eau froide sur 20 mètre de rive. Il pêchait la bordure, et hop pendu comme il dit ! Par rapport aux séjours précédents sur la Delger et la Chuluut, nous avons pris plus de poissons, mais moins de grosses truites (plus de 50 cm). Le dernier jour, nous avons pêché à 3 dans une « bassine » formée par une arrivée d’eau froide partiellement fermée par du sable déposée par la rivière. Nous avons pris plus de 20 lenoks de belles tailles et il y avait aussi plusieurs tymens de 80cm à 1 mètre. Bernard a essayé de les pêcher mais sont matériel était trop léger ! Il en a décroché 2. Les tymens étaients bien présents, nous avons vu plusieurs chasses à différents endroits. Mais la superficie à prospectée est beaucoup trop importante compte tenue de la hauteur des eaux. Recherche avec de gros poppers à brochet avec hameçon articulé. Le matériel de pêche et l'équipement Check-list à revoir, pas de fil en dessous de 20 !Bas de ligne en 25 ou 30 qui résiste aux truites mais qui ne décourage pas vandoises, ombres, gardons et perches ! Base = soie de 8 Attention au surpoids, ça coûte 20 € le kilo ! Les rivières et la pêche La Chuluut sale pendant tout le séjourLa Selenge qui récupère les eaux de la Delger et de la Chuluut était impêchable à cause du courant très violent et par l’eau trouble amenée par la Chuluut. L’Ider est une très belle rivière, l’eau était claire mais le courant soutenu, l’eau était encore haute. Il faut environ 40 minutes pour arriver au premier poste de pêche. La Delger-Mörön était assez claire (moins qu’en août) et le courant pas trop violent. Il y a plusieurs grandes îles, des grands lisses, quelques déversoirs, des rapides … Les mouches qui marchent Palmers, bivisibles, foam orange + hackle de coq noir : graissage à la vaselineTête en hackle, corps en antron orange Tchernobyl ant noir ou marron de taille moyenne Nymphe noire, jaune fluo avec casque orange Sèche en cervidé mais beaucoup moins grosses qu’en août Montage avec 2 mouches : une sèche et une nymphe, en fait la sèche pêche en noyée. Pierre a fait le premier doublé de lenock et moi le deuxième. Mouche sèche en poil et nymphe jaune fluo. Pas facile de remonter 2 truites de 45cm dans le courant. Organisation du temps Nous avons eu de la chaleur pendant toute la durée du séjour. Les poissons mordant plus le soir, nous avons décalé les horaires. De vraies vacances !Levée à 8H30, petit-déjeuner à 9H00. Départ pour la pêche à 10H00. Une demi-heure de jet boat et la pêche commence. Pose déjeuner à 13H00. Pique-nique. Reprise vers 14H00 jusqu’à 16H30. Retour au lodge. Diner à 17H00 (c’est tôt mais c’est à cause du coup du soir) Nouveau départ pour la pêche à 18H00 Le fameux coup du soir : même quand ça mord pas, c’est beau. Retour au lodge à 22H00. Douche chaude, sauna, … Discussion jusqu’à minuit avec bière et un peu de vodka. Et on recommence ! Le groupe ...Mes prises Avec ce quatrième séjour en Mongolie, j'ai pu constaté mes progrès à la pêche à la mouche. J'ai fait mes premiers pas en sèche en 2004 sur la Delger et en 6 ans j'ai appris (technique, choix des mouches, placement, ...).Je vous donne à titre indicatif des informations sur mes prises, non pour me vanter car mes amis en ont pris bien plus mais pour donner une idée de ce que peut prendre un pêcheur moyen en une dizaine de jours.
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